Kiwanis Le Roeulx

Ville princière

Nos prénoms, leurs significations ...

(Saint), Daniel (jugement de Dieu, en hébreu), martyr à Césarée en Palestine, au quatrième siècle, honoré le 16 février.
DANIEL (Saint), surnommé le Stylite, solitaire à Constantinople, au cinquième siècle, honoré le 11 décembre. L'Église honore aussi, le 5 janvier, saint Daniel, martyr à particulièrement Padoue.
L'Écriture sainte célèbre les vertus de Daniel, l'un des quatre grands prophètes, qui, amené captif à Babylone, après la prise de Jérusalem, fut, à cause de sa piété, favorisé de révélations divines et reçut du Seigneur le don d'une intelligence et d'une sagesse merveilleuses.
Parmi les personnages remarquables qui ont porté le nom de Daniel, on peut citer Defoe, écrivain anglais, auteur de Robinson Crusoé ; O'Connel, célèbre orateur irlandais, défenseur des catholiques de son pays.

HENRI

(Saint), Henricus, empereur d'Allemagne, au onzième siècle, honoré le 13 juillet.
Henri II, dit le Saint ou le Boiteux, succéda à Othon III sur le trône d'Allemagne, et fut couronné empereur par le pape Benoît VIII, en 1014. Il eut souvent à combattre, soit contre les grands vassaux allemands et italiens qui voulaient se rendre indépendants, soit contre les peuples barbares et idolâtres qui attaquaient ses États. Ces guerres, qu'il n'entreprit jamais par ambition, furent toujours heureuses. Sa piété, son zèle pour la propagation de la vraie foi, ses vertus chrétiennes l'ont fait mettre au rang des saints. Vers la fin de ses jours, ce prince songea à embrasser la vie religieuse. Comme il visitait le monastère de Saint-Vannes de Verdun, il prononça en entrant ce verset du psalmiste : « C'est ici mon repos pour toujours, c'est l'habitation que j'ai choisie. » L'abbé, ayant remarqué ces paroles, lui dit : « Serez-vous, selon la règle et à l'imitation de Jésus-Christ, obéissant jusqu'à la mort ? - C'est mon désir. - Alors je vous reçois pour moine, et je me charge du soin de votre âme ; mais j'exige que vous fassiez tout ce que je vous demanderai. - Je le ferai, répliqua l'empereur. - Eh bien, moi qui suis votre supérieur, je vous ordonne de continuer à gouverner vos peuples, d'être ferme en rendant la justice et d'user de tout votre pouvoir pour maintenir la paix et la tranquillité. » Henri mourut en 1024, et son corps fut porté dans la cathédrale de Bamberg. Il a été canonisé par le pape Eugène III.
L'Église honore, aussi le 16 janvier, saint Henri, ermite en Angleterre, au douzième siècle.
Plusieurs souverains d'Allemagne, de France, d'Angleterre, de Castille et de Portugal ont porté le nom d'Henri. Parmi les personnages remarquables qui ont porté ce nom, on peut citer : De Guise, surnommé le Balafré, assassiné au château de Blois, en 1688 ; - Montmorency, maréchal de France, décapité en 1382 ; - Turenne, maréchal de France (1611-1675) ; - Luxembourg, maréchal de France (1628-1695) ; - Cochin, célèbre avocat (1687-1747) ; - La Rochejaquelein, chef vendéen (1773-1794).

LUC 

(Saint), Lucas, évangéliste, martyr au premier siècle, patron des peintres, honoré le 18 octobre.
Saint Luc naquit à Antioche, ville célèbre dans tout l'Orient par ses écoles. Il y étudia les lettres et les sciences, particulièrement la médecine, et perfectionna ses connaissances en voyageant dans la Grèce et dans l'Égypte. Selon quelques anciens auteurs, saint Luc fut un des disciples de Jésus-Christ ; suivant d'autres, il ne se convertit qu'après l'ascension du Sauveur. Ce qui est certain, c'est que, s'étant attaché à saint Paul, il fut le plus fidèle coopérateur de cet apôtre, qu'il accompagna, l'an 51, dans son voyage en Macédoine. Dès ce moment, saint Luc partagea les travaux, les fatigues, les dangers de saint Paul, et ces deux grands saints ne se séparèrent plus que par intervalles et lorsque le besoin des églises le demandait. Vers l'an 56, saint Luc fut envoyé à Corinthe par saint Paul. Plus tard, lorsque cet apôtre fut mis en prison à Rome, une première fois en 61, une seconde et dernière fois, en 65 ou 66, saint Luc ne voulut point le quitter ; il partagea sa captivité, tandis que tous les autres l'abandonnaient. Après le martyre de saint Paul, il prêcha la foi dans l'Italie, dans la Gaule ou la Galatie, dans la Dalmatie, dans la Macédoine, et l'on croit qu'il termina sa vie par le martyre, en Achare, à l'âge de quatre-vingt-quatre ans.
Saint Luc a écrit le troisième des quatre Évangiles, suivant l'ordre chronologique. Il insiste particulièrement sur ce qui a rapport au sacerdoce de Jésus-Christ, et c'est pour cela que les anciens, en appliquant aux quatre évangélistes les représentations symboliques mentionnées dans Ézéchiel, assignent à saint Luc le bœuf, comme un emblème des sacrifices. En écrivant les Actes des Apôtres, saint Luc se proposa de réfuter les fausses relations publiées sur la vie et les travaux des fondateurs du christianisme, et de laisser un récit authentique des merveilles dont Dieu s'est servi pour établir son Église.
Une ancienne tradition rapporte que saint Luc était habile dans la peinture, et, suivant quelques auteurs, il aurait laissé plusieurs portraits de Jésus-Christ et de la sainte Vierge. Théodore, lecteur, qui vivait au commencement du cinquième siècle, dit qu'on envoya de Jérusalem à l'impératrice Pulchérie un portrait de la sainte Vierge peint par saint Luc.
L'Église honore aussi, le 22 avril, saint Luc diacre et martyr en Perse.
Personnages remarquables qui ont porté le nom de Luc : Giordano, peintre Italien (1632-1701) ; - Vauvenargues, écrivain moraliste français (1715-1747).